Critical Ambivalence by Olivia Savard

An inquiry into the life of an amateur critic as as an artist.


(version en français ci-dessous)

What makes art, art? This was one of the inquiries of exploration I was asked to ruminate in the first year of my fine art degree at Concordia University, in downtown Montreal.

The course I was taking at the time was a multidisciplinary, methodological free for all with over 200 fine art students from many disciplines. Students in ceramics, sculpture, theatre, art history, film studies, film production, animation, electro-acoustic, art education, dance, and literature were all investigating the purpose or place that art has in our history.


Our professor MJ Thompson would bounce off questions relevant to the course material sparking our curiosity to reflect on subjects we were too scared to think about. Psychoanalysis was a topic that I love to learn and when Professor Thompson would interrelate it into film from the silent genre in the early 20th century my mind would scramble into an infinite incomprehensible blur. Where was she going with this? I think in the end she was trying to help flip ourselves/minds upside down and to get us into thinking against the conventional structure we have harboured since grade 12 English. Life is hard when you cannot see the truth. The good part is that art genuinely gives us space to recall that life is still worth living in those moments of sheer helplessness.

To answer the question how do we define art? My first instinct was to go into philosophy…mainly the philosophy of aesthetics; because what could be closer to the truth than the disciplinary action of contemplating the meanings and objectivity of the universe? I found myself trying to comprehend what the philosophers were trying to tell me. They were specifying or deliberately denoting aesthetics, pushing it out of the conventional definition: that aesthetics is a marker of good taste. Aesthetics formulates, layers codes of colours, sounds, ideas, and when amalgamated these codes become uniform. Some questions I would like to think about are: Does Art cultivate or harbour an inner language of truth? A kind of truth that philosophy or science could never uncover? Is the specificity of art virtue? Or could it be a deviation from what we have deemed virtuous? Is Art`s purpose and relentless relevance in our culture due to its pull for humanity to think and see differently so as to move forward?


Une Critique Ambivalente par Olivia Savard

Enquête sur la vie d’un critique amateur en tant qu’artiste.


Qu'est-ce qui rend l'art, de l'art? C’était l’une des enquêtes d’exploration que j’ai été sollicitée pour méditer lors de la première année de mon baccalauréat en beaux-arts à l’Université Concordia, au centre-ville de Montréal.

Le cours était multidisciplinaire, méthodologique et gratuit pour plus de 200 étudiants en beaux-arts de nombreuses disciplines. Les étudiants en céramique, sculpture, théâtre, histoire de l'art, études cinématographiques, production de films, animation, électroacoustique, éducation artistique, danse et littérature recherchaient tous le but ou la place de l'art dans notre histoire.


Notre professeur, MJ Thompson, relèvait des questions sur des sujets suscitant notre curiosité pour que nous puissions réfléchir sur des sujets pour lesquels nous avions trop peur. La psychanalyse était un sujet que je voulais beaucoup apprendre lorsque le professeur Thompson l'intégrait dans un film du genre muet au début du XXe siècle. Mon esprit se brouillait dans un flou incompréhensible infini. Où allait-elle avec ça? Je pense qu'au début, nous essayions de nous aider à nous retourner / à changer nos idées. La vie est dure quand on ne peut pas voir la vérité. Le point positif est que l’art nous donne véritablement l’espace de nous rappeler que la vie vaut toujours la peine d’être vécue dans ces moments d’impuissance.

Pour répondre à la question, comment définissons-nous l'art? Mon premier instinct a été d'entrer dans la philosophie ... principalement la philosophie de l'esthétique; car quoi de plus proche de la vérité que l'action disciplinaire consistant à contempler les significations et l'objectivité de l'univers? Je me suis retrouvé à essayer de comprendre ce que les philosophes essayaient de me dire. Ils ont spécifié ou délibérément dénoté l'esthétique, en le faisant sortir de la définition conventionnelle: l'esthétique est un marqueur du bon goût. L'esthétique formule, superpose des codes de couleurs, de sons, d'idées et, lorsqu'ils sont fusionnés, ces codes deviennent uniformes. Quelques questions auxquelles j'aimerais réfléchir: L'art cultive-t-elle un langage intérieur de la vérité? Une sorte de vérité que la philosophie ou la science ne pourrait jamais découvrir? La spécificité de l'art est-elle vertueuse? Ou pourrait-elle être une déviation de ce que nous avons jugé vertueux? Le but de l’art est-il sans cesse pertinent pour notre culture?


Blogger/Blogeuse Olivia Savard


© 2020 Divine Epiphany Artworks. All rights reserved.
|
|
  • White Facebook Icon
  • White Twitter Icon
  • White Instagram Icon
|